Doté d'un matériel somptueux, ce jeu de placement consiste en un subtil alliage de rôles (cartes personnages), de pose (où, quand, pourquoi), d'opportunisme (profiter d'un choix adverse), de bluff et de prise de risque (deviner ce que vont jouer les autres) et de gestion (ordre de mise en oeuvre des constructions). Reste à y jouer avec la bonne règle parce que celle expliquée par le démonstrateur Goldsieber, ben comment dire, elle s'avère douteuse et incomplète... | | | L'idée du jeu, sympathique, est de placer des pilotis sur les zones où l'on souhaite construire des bâtiments, en en protégeant certains à l'aide de marqueurs à sa couleur. On marque des points en fonction des bâtiments réellement construits et de ceux adjacents. Si un joueur adverse construit sur vos pilotis réservés, il vous dédommage en points de victoire. Enfin, notons que la saveur du jeu tient beaucoup dans la gestion de sa main de cartes de personnages... | |
Romain et Sylvain tentent de se souvenir des cartes de personnages, sachant que les textes sont tous en allemand. Mais on s'en sort... | | Les constructions remplissent progressivement le plateau et le gondolier observe cela avec indolence. Son rôle est très fin, puisqu'il donne des points de victoire au joueur qui le contrôle au moment où des bâtiments sont construits en lisière du canal... | |
Une vue de ma main de cartes, à proximité de la fin de partie, avec un petit éventail des personnages dont je dispose : le gondolier (prise de contrôle de la gondole), le responsable du cadastre (acquisition de bâtiments avant placement sur les pilotis du plateau), le maçon (placement de bâtiments sur les pilotis), le spéculateur (gain de 6 PV si un autre joueur construit ce tour-ci) et le mendiant (reconduction d'une action adeverse jouée ce tour)... | | La partie menace de se terminer à tout moment puisqu'il ne reste plus que 4 pilotis à placer. Elle se terminera effectivement ce tour-ci, et de manière immédiate, puisque Sylvain choisit de clore le jeu en jouant une carte de placement de 5 pilotis (non réalisable). Il entérine ainsi sa seconde place. Frustrante fin de partie, au moment où de vrais choix apparaissaient, surtout lorsque je vous aurai dit que toute carte jouée va à votre voisin de gauche... | |
| Bilan synthétique : On a aimé - Le jeu truffé de très bonnes idées, assez novatrices et bien imbriquées - Le passage de sa carte jouée à son voisin - L'esthétique fort impressionnant du jeu - Les rôles proposés : variés, subtils et qui s'avèrent savoureux lorsqu'ils se combinent à ceux des adversaires (ex : le mendiant joué après le gondolier pour reprendre son contrôle) - Le changement de premier joueur : certaines cartes le mentionnent, d'autres non On a moins aimé - La difficulté à voir ce qu'il faut faire pendant une bonne moitié de la partie - L'explication confuse et certainement incomplète qui nous en a été faite - Un certain chaos lié aux cartes jouées et je n'imagine pas comment cela doit devenir à 4 ou 5 | | | Scores de la partie : Romain (bleu) : 53 Sylvain (rouge) : 48 Ludo le gars (vert) : 47 Note du jeu (sur cette partie) : 13 / 20 | |