Dans Guatemala Café, on va essayer de produire 5 sortes de cafés différents et d'en tirer un profit substantiel : argent et renommée. Cela ne vous rappelle rien ? Un petit air de Puerto Rico de par son thème, c'est clair ! La première particularité, qui le distingue de son aîné, concerne la structure même du matériel : deux grands plateaux communs et aucun plateau individuel. D'autre part, pas de rôle ici, pas plus que de bâtiments administratifs. Donc, à part le thème... | | | Une vue après un tour de jeu (initié par Romain) : le plateau en arrière plan permet de choisir les investissements à faire (fabriques, travailleuses, navires) ou les types de café à produire (1 sac parmi 5 couleurs possibles), alors que le plateau au premier plan représente la zone de culture proprement dite, avec sur la droite les ports où s'amarrent les navires qui partiront livrer le café en Europe. Pour l'instant, violet (Thierry) et jaune (moi-même) avons placé 2 fabriques chacun... | |
Les premiers décomptes ont eu lieu et c'est orange (Romain) qui s'en tire le mieux. Il faut dire que Sylvain et moi avons plutôt misé sur le long terme, sur la gauche, avec une enfilade de cultures de café roux comportant 2 navires de la même couleur au port. Quand ça va décompter, ça va chiffrer ! | | Romain fait son choix d'investissements : on se doit de souligner la parenté de Drôles de zèbres (voire de Pueblo) sur ce système de choix, puisque un pion se promène tout autour du plateau des inevstissements et qu'on se doit de le faire avancer de 1 à 3 cases à son tour pour choisir jusqu'à 3 éléments dans la rangée pointée. Finesse du jeu : le coût dépendra de l'endroit où seront placés les éléments... | |
Au tour de Sylvain (remarquez les lunettes classieuses ;-) d'effectuer ses choix. Si on ne souhaite pas investir, on doit prendre un sac de café et décompter la couleur concernée. Le gain, pour le joueur, est de 8 centavos et tous les joueurs produisant de ce type de café encaisseront de la renommée, à raison de 1 point par travailleuse de la même couleur, multipliés par 2 si un navire est au port et relié par une route, par 3 si 2 navires y sont, voire par 3 si 3 navires attendent. On défausse alors un navire. | | Une fois le décompte effectué, le sac concerné est ajouté, à rebrousse chemin, le long de la piste des scores, rapprochant les marqueurs des joueurs de la fin de partie. Puis le joueur ayant orchestré le décompte doit remplacer le sac par un de sa réserve personnelle. Tout l'art est de choisir un sac d'une couleur qui nous intéresse, mais pas trop tôt (les décomptes seront faiblards) ni trop tard (la partie peut se terminer avant que nos décomptes n'aient eu lieu). A ce petit jeu, Romain s'en tire nettement mieux que Sylvain et moi, car nous avons trop attendu pour lancer des décomptes roux... | |
L'une des mes stratégies de jeu aura été de placer 2 fabriques sur les emplacements les plus chers (6 centavos) car ceux-ci étaient aussi les plus proches des navires amarrés au port. Le souci, c'est que je n'en ai pas bénéficé car je n'ai pas su lancer de décomptes blanc ou roux alors que j'aurais dû le faire. Clairement... | | Thierry, pensif, s'en tire plutôt à son avantage, talonnant Romain au score mais sentant bien que ce dernier est serein. Il faut dire qu'il a très bien anticipé la fin de partie, se payant le luxe de lancer 3 décomptes successifs, engrangeant ainsi 24 centavos et moult points de renommée. Précisons que ce ne sont pas les blocus (blocage de décomptes) qui changeront la donne. | |
Le plateau des investissements est pratiquement vide, preuve en est que nous n'avons plus de route à y ajouter depuis quelques tours déjà. Romain nous aura bien roulé dans le café, empêchant Sylvain et moi-même de lui revenir dessus au bénéfice d'un décompte roux ou deux... | | Le marqueur de Romain progresse inexorablement vers le sac de café le plus proche. La partie semble définitivement jouée, surtout que Thierry marque systématiquement moins de points que Romain... | |
Fin de partie extrêmement frustrante pour Sylvain et moi-même, recalés à 25 et 27 points ! Ceci dit, un seul décompte roux et je revenais à 7 points de Romain, ce qui me laisse penser qu'à un ou deux décomptes près, la partie se terminait de manière vraiment différente. Et je ne dirai pas que c'est ainsi dans tous les jeux : ici on on sent clairement que cela se joue à pas grand-chose... | |
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| Bilan synthétique : On a aimé - Le thème du jeu, son matériel, son look général, bref : son aspect en lui-même - Le système de choix des éléments d'investissement - Les routes qui partent des ports et qu'il faut faire monter jusqu'à ses fabriques - Le faux choix de l'action à accomplir à son tour : on est parfois contraint de lancer un décompte parce que les finances manquent - Choisir le meilleur moment pour remplacer des sacs de café peu intéressants pour soi par ceux qu'on a dans sa réserve : ni trop tôt ni trop tard - L'impression qu'on aura plein de choses à essayer lors de la prochaine partie On a moins aimé - Le manque d'immersion de la règle : un vrai effort aurait dû être fait pour thématiser celle-ci (la notion de cycle de production / vente aurait mérité d'y figurer explicitement) - Un seul décompte fait ou non fait semble trop important dans le verdict de la partie et le nom du vainqueur (un peu le sentiment de : tout ça pour ça ?) - L'accélération de la partie, résultatnt de la progression des sacs de café et des décomptes de plus en plus lucratifs, n'est pas la plus agréable qui soit. | | | Scores de la partie : Romain (orange) : 39 Sylvain (bleu) : 14 Thierry (violet) : 22 Ludo le gars (jaune) : 12 Note du jeu (sur cette partie) : 14 / 20 | |