Déroutant à mort, tel est le constat premier que nous nous faisons sur ce jeu. Imaginez : Alexandre se déplace vers le sommet le plus proche du triangle libre dont l'illustration correspond à l'une des deux cartes face visible. Puis, il laisse derrière lui une frontière, sauf en cas de bordure maritime, car cela constitue une frontière naturelle. Sur la photo en exemple, Alexandre avait été déplacé sur le premier sommet du triangle à l'amphore au premier tour, puis déplacé le long de trois côtés de triangles au second tour pour rejoindre le second triangle à l'amphore (le plus proche qui est libre)... | | | Nous sommes tous d'accord pour souligner le caractère difficile du déplacement d'Alexandre. Ensuite, en fait, le jeu est nettement plus facile, avec une gestion de main de cartes classique, mais toujours des petites choses fort bien pensées et innovantes. Par exemple, pour placer un gouverneur sur une province, il faut payer une carte par symbole présent dans la province, exceptée celui sur lequel on le place. Autre exemple : pour collecter des impôts, il faut payer une carte d'un symbole où se trouve un de ses gouverneurs, mais tous les joueurs collectent des impôts ! Du vrai Colovini... | |
Franchement esthétique, le plateau de jeu, en cours de partie, offre une très bonne visibilité de la situation. Ici, on peut constater que vert et rouge possèdent chacun 2 provinces, alors que jaune et noir ne parviennent pas à s'imposer dans le partage du territoire. Petit exemple de collecte d'impôts : vert a payé une carte hoplite ou une carte cheval et il a enregistré un gain de 8 points, rouge en ramassant 6 au passage.. | | Vincent éprouve du mal, tout comme Sylvain, lequel a des soucis pour marquer quelques points. Il est curieux de constater que dans ce jeu, totalement dénué de hasard si l'on excepte les 2 cartes posées visibles à côté du plateau, les scores puissent s'écarter de la sorte : j'ai 15 points d'avance sur Cécile, laquelle en a 7 sur Vincent, lequel en a 11 sur Sylvain. | |
Quel splendide rendu en cours de partie ! Sur cette photo, on remarque qu'Alexandre s'est expatrié vers l'est, sous mon action, car ce faisant il aura bien du mal à être rappatrié vers mes grandes provinces de l'ouest, ce qui devrait me suffire pour l'emporter (la partie s'arrête quand toutes les frontières noires ont été placées)... | | La configuration finale du jeu : finalement les choses se sont jouées à rien, car Vincent a réussi le tour de force de reprendre des provinces qui m'appartenaient sans que je puisse les lui reprendre. Pour un peu, il gagnait le bougre... A noter que nous avons joué avec la variante dite Palferso, joueur mexicain qui préconise de ne donner au joueur éjecté que la moitié des cartes ayant servi à se réimplanter après une explusion (les 2 cartes pour expulser un joueur sont défaussées). | |
| Bilan synthétique : On a aimé - Les innovations déroutantes du jeu - Les provinces jamais figées : découpables et/ou reprenables - La place très limitée du hasard - Le matériel du jeu très agréable et facile à lire - Les très probables grandes possibilités stratégiques On a moins aimé - La possibilité de s'acharner sur le même joueur, celui qui est en tête, toujours aussi favorable au second placé en embuscade | | | Scores de la partie : Vincent (noir) : 67 Sylvain (jaune) : 42 Cécile (rouge) : 63 Ludo le gars (vert) : 72 Note du jeu (sur cette partie) : 17 / 20 | |