Vous connaissez le Monopoly ? Vous connaissez les Echecs ? Le premier est long et hasardeux, le second est long et très cérébral. Le jeu de société moderne se situe entre les deux : on contrôle ce que l'on fait et on joue maximum 2 heures. Le but de ce blog est de relater des parties de jeux de société modernes...
Fugger, Welser, Medici
Un jeu de Doris & Frank, sorti en 1994, tiré à 1000 exemplaires et considéré aujourd'hui comme l'un des jeux les plus difficiles à dénicher et, donc, l'un des plus chers (comptez de 250 à 300 euros sur ebay)...
| Dans ce jeu, doté d'une belle grosse boîte bien garnie, chaque joueur incarne une puissante famille de la fin du Moyen-Âge, laquelle tente de profiter du florissant commerce pour s'enrichir au maximum et s'élever dans la hiérarchie sociale de l'époque. Les familles en question, très marquées historiquement, s'inspirent de celles de Jacob Fugger (1459-1525), Markus Welser (1558-1614) et Lorenzo de Medici (1449-1492). Très riches et très influents, ces personnages ont développé un commerce florissant, au départ d'Augsburg (pour Fugger et Welser) et Florenz (pour Medici), puis ont sillonné l'Europe par terre et par mer... Markus Welser La règle propose 4 variantes de jeu, avec des objectifs très différents et des durées estimées qui ne sont pas anodines : | |
| Tous (enfin je crois) les liens du web en français et en anglais sur ce jeu, Fiche sur Tric Trac Et mon compte-rendu de partie, enfin réalisé : partie du 23/11/2007. J'adore les jeux de Doris Matthaus et Frank Nestel, je croise les doigts pour que celui-ci soit aussi bon à jouer qu'il en donne l'impression... | En ce qui concerne le Jeu du commerce, dont je viens de traduire la règle, on a affaire à un jeu extrêmement logique, calculatoire et réaliste. L'idée est de parcourir l'Europe avec 3 représentants dont la charge est d'acheter des marchandises dans les villes rencontrées (barres de métal, rouleaux de tissus ou sacs d'épices) afin de les revendre à prix d'or lorsque des clients se manifestent dans d'autres villes. La bonne idée est de noter, secrètement, le prix qu'on est prêt à y mettre (quand on veut acheter des marchandises) et celui qu'on est prêt à accepter (pour vendre). Bien sûr le plus offrant dans le premier cas et le moins disant dans le second cas seront ceux qui réaliseront l'affaire... |
Merci à Francis de m'avoir échangé cette boîte, en parfait état, à Essen cette année 2007.